Sondages 2027 : où en sont les intentions de vote à l'automne 2026
À dix-huit mois du scrutin, les enquêtes de l'automne 2026 placent Marine Le Pen en tête du premier tour. Lecture prudente, institut par institut et scénario par scénario.
À environ dix-huit mois de l'élection présidentielle, prévue les 18 avril et 2 mai 2027, plusieurs enquêtes d'opinion ont été publiées en septembre 2026. Avant d'en présenter les résultats, un rappel s'impose : un sondage mesure une intention de vote à un instant donné, auprès d'un échantillon, avec une marge d'erreur. Il dépend fortement des hypothèses de candidatures testées. Ce n'est pas une prévision du résultat.
Ce que disent les dernières enquêtes
Selon une enquête Ifop de fin septembre 2026, les intentions de vote au premier tour plaçaient Marine Le Pen autour de 32 %, Édouard Philippe autour de 16 %, Jean-Luc Mélenchon autour de 15 %, Raphaël Glucksmann autour de 11 %, Gabriel Attal autour de 8 %, Bruno Retailleau autour de 7 %, Éric Zemmour autour de 4 % et Marine Tondelier autour de 3 %.
Une enquête Harris Interactive du début du mois de septembre donnait des ordres de grandeur proches : Marine Le Pen autour de 33 %, Jean-Luc Mélenchon autour de 16 %, Édouard Philippe autour de 14 %, Raphaël Glucksmann autour de 9 %, Gabriel Attal autour de 8 %, Bruno Retailleau autour de 7 %, Éric Zemmour autour de 5 % et Marine Tondelier autour de 3 %. Ces chiffres sont des intentions mesurées à ces dates, et non des résultats.
Une tendance, pas un classement figé
Deux constats se dégagent de l'ensemble des enquêtes de l'automne. D'une part, Marine Le Pen occupe une première place nette, mesurée selon les instituts et les hypothèses dans une fourchette d'environ 32 à 37 %. D'autre part, Édouard Philippe et Jean-Luc Mélenchon se disputent la deuxième place, au coude-à-coude, leur ordre variant d'un institut à l'autre. Raphaël Glucksmann suit, tandis que Gabriel Attal, Bruno Retailleau, Éric Zemmour et Marine Tondelier se situent plus bas.
Pourquoi les chiffres varient
Les écarts entre enquêtes s'expliquent largement par les hypothèses de candidatures testées : l'identité du candidat retenu pour chaque camp, la configuration de la gauche, ou la présence de telle ou telle personnalité modifient la répartition des intentions. C'est pourquoi l'observatoire privilégie des fourchettes, reflétant la dispersion entre scénarios, plutôt qu'un chiffre unique ou une moyenne qui mélangerait des hypothèses différentes.
Les limites à garder en tête
- la marge d'erreur, de l'ordre de deux à trois points, qui rend non significatifs les petits écarts ;
- le délai : il reste environ dix-huit mois avant le vote, période durant laquelle les intentions peuvent évoluer ;
- la dépendance aux hypothèses de candidatures, encore largement ouvertes ;
- le principe cardinal : un sondage n'est pas une prévision, et l'observatoire ne pronostique aucun résultat.
Pour le détail sourcé des enquêtes — instituts, dates de terrain, tailles d'échantillon, commanditaires et liens vers les publications —, l'observatoire renvoie à sa page dédiée. Conformément à sa règle, il ne publie aucune donnée de sondage qui ne serait pas sourcée.
Sources